Moraliser le commerce des animaux de compagnie :
La France compte plus de 16 millions de chiens et de chats sur
son territoire. Cela représente un marché en pleine croissance de
plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Aujourd’hui, les éleveurs français ne peuvent plus satisfaire seuls
la demande sans
cesse en hausse. C’est pourquoi des opérateurs généralistes comme
les jardineries,
les chaînes animalières ou encore les animaleries indépendantes,
importent de plus
en plus d’animaux de compagnie en provenance de l’étranger
(généralement des
pays d’Europe de l’Est, où les animaux sont achetés à un prix
inférieur et font l’objet
d’un véritable trafic).
Souvent âgés de moins de 3 mois, âge légal de vente, chiots et chatons sont commercialisés avec toute l’apparence de la légalité, moyennant l’établissement de faux papiers. L’animal se vend évidemment mieux s’il est jeune, car il suscite alors l’attendrissement de l’acheteur. Ce pari sur l’affectif vise à déclencher un acte de consommation non réfléchi, et il fait d’ailleurs la fortune des trafiquants.
C’est la raison pour laquelle la Fondation 30 Millions d’Amis recommande fortement de ne pas acheter d’animal de compagnie en animalerie, car, chez certains commerçants peu scrupuleux, on risque d’acquérir un animal malade ou présentant des troubles du comportement dus à un sevrage trop précoce.
Par ailleurs, la Fondation 30 Millions d’Amis portera au plus
haut niveau la demande d’interdiction de vente d’animaux de
compagnie entre particuliers par l’intermédiaire
de petites annonces, un marché en pleine expansion. Cette cession
lucrative qui
s’opère sans contrôle est en partie responsable de la surpopulation
des chiens et des chats sur notre territoire.